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La réponse chrétienne au mariage
homosexuel
Par
André
Constant (Pasteur)
Le dimanche 20 février 2005
MARIAGE
ET NOUVELLE DÉFINITION DU MARIAGE
(Matthieu
19: 3-6)
(1ère de la
série sur la réponse chrétienne au mariage homosexuel)
Lire Matthieu 19:3-6
Qui
aurait cru il y a trente ans ou même 10 ans que le mariage entre personnes de
même sexe, le mariage gai serait l’une des questions sociales les plus
controversées au Canada en 2005, qu’il serait devenu un projet de loi qui
redéfinit le mariage et qui va être voté par le gouvernement canadien à
Jusqu’au
milieu des années 90, l’idée d’unir par le mariage 2 personnes de même sexe
était généralement jugée inacceptable même au sein de la communauté
homosexuelle. Pourtant, malgré le peu de temps qui s’est écoulé depuis, le
noyau, la cellule de base dans la société qu’est le mariage est en train d’être
attaquée et redéfinie dangereusement. On a toujours supposé que l’institution qu’est
le mariage serait respectée pour des décennies. Mais sans qu’on le sache de
façon ouverte, une offensive s’organisait, des arguments s’élaboraient et une
pression commençait à s’exercer pour autoriser des personnes de même sexe à se
marier. Quelques cours provinciales ont légiféré dans ce sens, dont le Québec.
Comment
devons-nous réagir à cette situation? Plusieurs d’entre nous comprennent les
enjeux impliqués par ce projet de loi mais plusieurs sont peu ou mal équipés
pour répondre et défendre une position traditionnelle du mariage face aux
arguments qui viennent de partout ces jours-ci, des ministres, des portes
paroles de ceux qui sont d’accord avec le projet de loi C-38 et des médias.
Plusieurs ont de la difficulté à admettre la nécessité de défendre le mariage
en se disant peut-être à quoi bon ? Ça va passer de toute façon. Si le
gouvernement a refusé de tenir un référendum national sur la question, s’il
rejette du revers de la main la demande de personnes en position d’autorité
comme les évêques catholiques qui ont manifesté ouvertement leur opposition par
des lettres ouvertes dans les quotidiens, qu’est-ce qu’on peut faire nous de
simples citoyens? La partie serait-elle perdue d’avance?
Comment
répondre aux arguments méticuleusement élaborés par les promoteurs du mariage
homosexuel? Que peut-on faire justifier notre position devant ceux et celles
qui sont en désaccord avec nous et comment peut-on exprimer notre opinion de
façon intelligente comme Jésus le ferait s’il était encore sur la terre
aujourd’hui?
D’abord
en première partie, nous allons nous rappeler en quoi consiste l’institution du
mariage selon Dieu et sa Parole et voir quels sont les principaux enjeux d’une
nouvelle définition du mariage. Il ne faut pas se leurrer, le débat pour
redéfinir le mariage est avant tout un débat sur le mariage. En 2e
partie, nous regarderons de plus près ce que
Une
partie du matériel présenté ici et dans les deux autres études est adapté du
fascicule : Mariage et homosexualité, la réponse chrétienne, familyfacts.ca , 2004 (une initiative de Focus on the Family Canada)
1.
GÉNÉRALITÉS SUR LE MARIAGE (SON
INSTITUTION, SON BUT, ET SES BIENFAITS)
(Genèse 1 et Matthieu 19)
De
tout temps, le mariage a été le fondement des sociétés civilisées. Il permet
aux enfants de grandir en toute sécurité et de devenir des adultes sains et
productifs, d’être dans un milieu sûr où chaque parent peut être assuré de la
fidélité de son conjoint. Un grand nombre de valeurs que nous avons viennent de
ce fondement solide, de cette institution qu’est le mariage. Ce n’est pas
surprenant puisque le mariage a été institué par Dieu et qu’il est l’unité de
base de toute société.
Genèse
1: 26, 27 ; 2 : 18-24
Dans
ses textes,
Nous
savons très bien que le 1er mariage n’est pas la fin de l’histoire,
au contraire il n’est que le début. L’avènement du péché, de la rupture entre
l’être humain et son Dieu a eu des conséquences sérieuses sur le mariage. Très
rapidement, il s’est éloigné de sa forme idéale et a pris diverses formes dont
la polygamie. Le polygamie a été tolérée par Dieu pendant un temps mais jamais
encouragée. Grâce la bonté de Dieu, l’idéal incarné par Adam et Ève avant la
chute n’est pas disparu. Cependant, il a fallu que Dieu impose des lois
spécifiques concernant la sexualité et le mariage. Des actes comme l’adultère,
les relations sexuelles hors-mariage, l’inceste, les rapports homosexuels et la
bestialité ont été sévèrement condamnés par Dieu. On sait très bien que
l’absence de ces péchés ne garantit pas un mariage heureux ou sans difficultés.
On
sait également que Jésus a validé le mariage. Au chapitre 19 de I'Évangile de Matthieu (vv. 4-6)
il confirme l’institution du mariage de
Beaucoup
de gens religieux et les véritables enfants de Dieu nés de nouveau
reconnaissent unanimement que
Bien
que les vertus chrétiennes de la saine amitié, de la camaraderie, de I'amour et de la charité puissent se pratiquer dans des
contextes autres que celui du mariage, il n'en reste pas moins que la relation
matrimoniale revêt un caractère unique. Le mariage est le contexte approprié
pour exprimer sa sexualité et s'occuper de I'éducation
des enfants. Lors de la cérémonie officielle du mariage, la communauté qui en
est témoin a le devoir d'en favoriser la viabilité et d'appuyer les époux dans
leur fidélité mutuelle. Bien que le nombre de familles éclatées ne
cessent de croître et que certaines autorités croient que le mariage n'a
plus sa place dans notre société, la plupart des Canadiens ne sont pas prêts à
abandonner une institution qui a fait ses preuves. Au Québec en 2002 il y a eu
près de 22,000 mariages (près de 147,000 au Canada).
La
grande majorité des Canadiens veulent toujours se marier pour la vie.
D'ailleurs, de nombreuses personnes divorcées choisissent de se remarier malgré
I'échec ou les erreurs commises dans leur premier
mariage. Un sondage récent révèle que la plupart des Canadiens (73%) sont en
désaccord avec I'énoncé suivant: «Le mariage est une
institution démodée». Et pourtant, on entend fréquemment les gens dire que le
mariage doit évoluer, qu'il doit être «actualisé» pour garder sa pertinence.
Toutefois, le mariage a très peu évolué au fil des années. Depuis le début de I'histoire de I'humanité, presque
toutes les sociétés et les grandes religions ont reconnu I'importance
et la beauté du mariage en tant qu'union permanente d'un homme et d'une femme.
Bien que les organisations familiales aient changé, le fondement de la vie familiale
a toujours été le mariage.
Aucune
relation ne peut procurer de manière constante les bienfaits que le mariage
procure aux époux, à leurs enfants et à la société en général. Même si une
personne ne se marie jamais, elle tire profit de son appartenance a une culture ou le mariage est valorisé. Les observations
faites en sciences sociales au cours des 30 dernières années à ce sujet sont
sans équivoque. Le fait que la société se soit récemment éloignée d'une culture
centrée sur le mariage et ait ouvert la voie a I'éclatement
des familles a eu des conséquences néfastes.
2.
LES PRINCIPAUX ENJEUX D’UNE NOUVELLE DÉFINITION DU MARIAGE
Quels
sont les principaux enjeux si le mariage est redéfini pour permettre à 2
personnes de se marier peu importe leur sexe? Voici quelques sujets de
réflexion:
On sait que les
libertés religieuses sont explicitement reconnues dans la constitution et elles
doivent être respectées. Si l'on redéfinit le mariage pour y inclure les
couples homosexuels, il est probable que les églises et leurs dirigeants
devront faire face à des accusations de violation des droits de la personne
s'ils refusent de célébrer des mariages homosexuels. De plus, on enseignera aux
enfants dans les écoles que les mariages homosexuels sont normaux, ce qui
contredit la foi et l'enseignement moral que les enfants reçoivent à la maison.
Il est fort possible qu’on veuille essayer de se servir de
La
dernière fois que le Canada a modifié les règles du mariage, il a permis le
divorce sur demande. Cela s'est avéré être un désastre majeur pour les enfants
et souvent pour les adultes. En contestant la définition traditionnelle du
mariage, nous jouons à la roulette russe avec une institution fondamentale pour
le bien-être des enfants et pour une société saine.
L'argument
présenté en faveur du divorce sur demande disait : " Ceci n'affectera pas
les bons mariages et les familles saines. " On présente le même argument
pour les mariages homosexuels. Pourtant nous n'avons aucune preuve crédible que
si nous modifions de nouveau les lois du mariage que cela ne causera pas moins
de problèmes aux enfants et à la société que ne l'a fait l'avènement du divorce
sur demande. La dure leçon que nous avons apprise en permettant le divorce sur
demande devrait nous empêcher d'aller plus loin dans le dossier d’une nouvelle
définition du mariage.
Conclusion
Prenons le Psaume 11:13 :
“Quand les fondements sont renversés, le juste, que ferait-il?”
Il se confie dans le
Dieu juste.
Soyons déterminés à
nourrir nos mariages respectifs, à être des exemples pour les autres, à donner
le goût du mariage à nos enfants.
Prions pour nos
députés comme