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La réponse chrétienne au mariage homosexuel 

Par André Constant (Pasteur)

 

Le dimanche matin 27 février 2005                                           

HOMOSEXUALITÉ ET MARIAGE HOMOSEXUEL

(1 Corinthiens 6:9-11)

 

(2e de la série sur la réponse chrétienne au mariage homosexuel)

 

Vous savez sûrement que dans la vie, nous pouvons nous tromper bien souvent sur plusieurs choses. Mais il y a des indications dans la Parole de Dieu ou nous sommes avertis de façon précise à ne pas nous tromper. (Ex. Ne vous y trompez-pas ,  on ne se moque pas de Dieu, ce qu’un homme aura semé.. Ne vous y trompez pas… les mauvaises compagnies corrompent les bonnes moeurs. Une de ces exhortations qui commence par l’expression “Ne vous y trompez pas” se trouve dans 1 Corinthiens 6: 9-11.

Dans cette 2e partie de notre étude,  nous regardons  plus spécifiquement le sujet de l’homosexualité. D’abord, j’aimerais examiner avec vous ce que la Bible enseigne sur l’homosexualité, ensuite les mythes qu’on entend entourant le sujet et commencer à voir quelles  sont les réponses aux arguments principaux qui nous sont présentés ou que nous entendons par ceux et celles qui font la promotion ou qui appuient le mariage homosexuel.

 1. L’HOMOSEXUALITÉ DANS LA BIBLE    

 Quand on parle d’homosexualité et ce que la Bible en dit, nous devons nous rappeler que tous les passages bibliques sur le sujet doivent être considérés par rapport à une vision d'ensemble que la Bible propose au sujet de la sexualité et du mariage. Comme mentionné plutôt, la Parole de Dieu nous présente la monogamie hétérosexuelle (un couple avec un homme et une femme) et interdit toute activité sexuelle à I'extérieur du mariage. Elle traite de l’homosexualité de façon très précise. Ceci étant dit, nous ne sommes ni homophobes, ni bornés ou bigots parce que nous croyons aux enseignements de la Bible sur le sujet. J’ai aidé des gens qui souffraient dans leurs luttes homosexuelles. Il nous faut en parler avec grâce mais aussi avec vérité.

 La première mention parle de la situation de Sodome et Gomorrhe (Gen.18:20 et le chap.19). Quel était ce péché si grave qui leur était reproché? Jude 1:7 nous le précise : des unions contre-nature.  Il y a ensuite le texte connu de  Lévitique 18.22, punissable par la mort selon 20: 13 Ensuite le texte bien connu de Romains 1: 24-28 (dans le contexte du rejet de Dieu par les hommes, du remplacement de sa gloire par des images, et que Dieu livre les humains à leurs péchés). 1 Corinthiens 6: 9-11 que j’ai lu au début, 1 Timothée 1:8-11, indiquent clairement que l'homosexualité est contraire à la volonté de Dieu. Il y a une mention dans le récit des événements terribles de Juges 19. L’homosexualité est condamnée non pas parce qu’elle le pire des péchés. C’est un péché au même titre que l’adultère, l’impudicité ou autre péché sexuel. La pratique homosexuelle correspond d’un point de vue éthique à ce que l’idolâtrie est d’un point de vue spirituel. De même que dans l’idolâtrie les hommes expriment leur besoin de l’autre mais adorent d’autres dieux, dans l’homosexualité, les hommes et les femmes reconnaissent leur besoin d’aimer et d’être aimés en s’unissant à leurs semblables. C’est le même genre de distorsion.

Ce sont donc les textes principaux qui traitent du sujet.                                           

2.    LES MYTHES ET LES FAITS SUR L’HOMOSEXUALITÉ

Quels sont les mythes les plus courants que nous entendons de la part de ceux qui encouragent l’orientation homosexuelle? 

1er mythe: 10 % de la population est homosexuelle.

Fait: en réalité, le pourcentage est beaucoup moins élevé.

Que 10 % de la population soit homosexuelle est un mythe qui a été répandu suite à la publication de I'étude Kinsey (1948) (film récent sur lui).Son étude n'est plus considérée valide par les chercheurs à cause de la méthodologie fautive employée par Kinsey et de son interprétation erronée des résultats. Des sondages sérieux effectués en Amérique du Nord et en Europe ont révélé que le pourcentage de la population engagée dans des activités homosexuelles récentes se situe entre 1 % et 3 %. Le pourcentage de la population qui pratique l’homosexualité de façon constante est beaucoup moins élevé (env.1%). 

2e mythe : l'homosexualité est héréditaire. 

Fait : l'idée qu'une personne naisse homosexuelle n'est pas prouvée.

Il y a trois types d'études dont les auteurs prétendent avoir «prouvé» que l'homosexualité est une caractéristique héréditaire, et il a été démontré qu'aucune de ces études n'est concluante (l’étude sur “l'hypothalamus”,  les études sur “les jumeaux identiques”, et les recherches faites sur “le gène homosexuel” comportent des failles qui les discréditent). Bien que l'homosexualité et le lesbianisme ne soient pas causés par I'hérédité, il importe de souligner qu'ils se manifestent souvent chez ceux qui ne les ont pas voulus, qui ont choisi cette orientation.

3e mythe : les relations homosexuelles ne sont pas différentes des relations hétérosexuelles.

Fait : Les relations homosexuelles entre personnes de sexe masculin sont rarement monogames et les personnes concernées sont plus susceptibles de souffrir de maladies mortelles.

Plusieurs études ont démontré que I'homosexuel moyen de sexe masculin est beaucoup plus enclin à la liberté sexuelle que l’hétérosexuel moyen. Plusieurs homosexuels qui encouragent ce style de vie admettent qu’il est de nature même d’encourager la formation de liaisons sexuelles à l’extérieur d’une relation. Où est la réalité d’une complémentarité dans une relation homosexuelle? Elle est ignorée.      

4e mythe : les hétérosexuels s'exposent aux mêmes risques de contracter le sida et d’autres MTS que les homosexuels

Fait : Les homosexuels sont beaucoup plus susceptibles de contracter le sida que les hétérosexuels

Pour les homosexuels, il existe trois facteurs qui augmentent les risques de contracter le sida : une promiscuité sexuelle plus grande, la nature des rapports sexuels, et le désir particulier de certains membres de la communauté homosexuelle de contracter le virus du sida.

5e mythe : l'homosexualité est un mode de vie normal, sain et sans risques

Fait : Les pratiques homosexuelles sont, de par leur nature même, plus risquées que les pratiques hétérosexuelles

Les pratiques homosexuelles comportent de nombreux risques pour la santé (y compris le sida) qui s'expliquent par la propension à entretenir des rapports sexuels avec des étrangers. Une étude effectuée par Santé Canada en 1996 sur I'infection par VIH a révélé que 40 %  des jeunes hommes gais vivant à Vancouver avaient eu des relations sexuelles passives sans protection au cours de I'année précédente. Toujours selon Santé Canada, le total cumulatif de cas de sida enregistrés en décembre 2001 s'élevait a 18,026. Quelque 77,9 % des 16,407 adultes de sexe masculin atteints du sida étaient des  hommes ayant eu des relations sexuelles avec d'autres hommes. Un autre 5,0 % était constitué d'hommes qui, en plus d'avoir eu des relations homosexuelles, avaient eu recours à des seringues pour consommer de la drogue. Les chercheurs homosexuels David McWhirter et Andrew Mattison, tous deux médecins, ont établi que moins de 5 % des hommes homosexuels pouvaient être considérés comme monogames. Ils ont aussi conclu qu'aucun des couples homosexuels visés par leurs recherches n'avait été fidèle plus de 60 mois

6e mythe : l'homosexualité est inchangeable

Fait: II est possible de se libérer de l'homosexualité.

Les hommes et les femmes qui se croient homosexuels ou qui le sont peuvent revenir à I'hétérosexualité, bien que plusieurs homosexuels considèrent que de suggérer un tel changement porte atteinte à leur dignité. Il y a des thérapies qui existent et qui ont donné de bons résultats.

Il y a une organisation chrétienne qui vise à proclamer le message biblique de la délivrance de l’homosexualité dans le contexte actuel du nom de Exodus Global Alliance. Cette organisation cherche à aider des homosexuels qui souhaitent s'affranchir de leur tendance homosexuelle. Des milliers de personnes ont bénéficié de ses services. Selon cette organisation, la proportion de ces personnes ayant été victimes d'abus sexuels avant I'âge de 12 ans varie entre 80 % et 85 %. De plus, 90 % de ces personnes se sont détachées de leur parent du même sexe par réflexe de défense (souvent à cause d'un divorce ou de problèmes d'alcoolisme parental), et 90 % d'entre elles ont été victimes d'abus verbaux de la part de leurs pairs ou de personnes en autorité. Malgré ces difficultés, elles ont réussi à s'affranchir de leur homosexualité.

3.   RÉPONSES AUX ARGUMENTS EN FAVEUR DU MARIAGE HOMOSEXUEL

Pour terminer cette 2e partie, regardons l’argument principal utilisé le plus pour justifier le mariage de personnes de même sexe.

Est-ce que de refuser le mariage aux couples homosexuels n'est pas faire de la discrimination ?

La réponse est non. Ce n'est pas une question de discrimination, mais une question de redéfinir une institution hétérosexuelle par nature. Discrimination ne signifie pas uniformité.

Dans les faits, les lois fédérales et provinciales reconnaissent déjà aux couples homosexuels les mêmes droits que les couples mariés. Les canadiens qui s’opposent publiquement ou personnellement à une nouvelle définition du mariage visant à y admettre les couples de même sexe ne font rien qui est susceptible de porter atteinte aux libertés fondamentales d’autres personnes. La Cour suprême du Canada elle-même a toujours maintenu que le mariage est une relation unique définie comme étant l'union d'un homme et d'une femme, et que cette définition demeure inchangée même si l'on accorde des droits et des privilèges aux couples homosexuels. Ne nous leurrons pas. Les militants homosexuels désirent une acceptation et une affirmation de leur comportement.

 

Conclusion

Il serait facile de cultiver des mauvais sentiments envers les gens qui ne pensent pas comme nous. Dieu nous appelle à parler de ce sujet aux autres avec amour, compassion et grâce. À la lumière de son attitude dans les Évangiles avec les publicains, les prostituées, les adultères comme la samaritaine, que ferait Jésus aujourd’hui avec les personnes homosexuelles, qui luttent avec des désirs homosexuels?  Il les aurait coeur, les invitant à croire en lui , il chercherait à les gagner. Dieu nous demande d’imiter son Fils. Si tu lis ces lignes et que tu luttes avec des passions sexuelles contraires à la volonté de Dieu,  ne t’isoles pas, cherche de l’aide. Nous ne sommes pas appelés à condamner mais à aimer, pardonner et aider avec la grâce de Dieu. Où est notre compassion pour les pécheurs?

 

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