

Par Sylvain Bigras
Avant-propos
Un des points que trop
souvent nous ignorons à propos de Dieu est le fait qu’il a des sentiments. Il
ne demeure pas insensible comme plusieurs pourraient le laisser entendre. Non,
depuis la création même, nous pouvons constater qu’Il apprécie ou s’attriste de
certaines choses. N’est-il pas dit qu’après le sixième jour de la création,
après avoir fait l’inventaire de son œuvre il s’exclama que tout était très
bon. Il se réjouissait de sa création. Par contre juste avant le récit du
déluge nous voyons cette pensée de la part du Créateur lui-même, il est
dit : et l’Éternel se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre, et il en
fut affligé dans son cœur. (Genèse 6.6). Oui, Dieu ressent des émotions.
Heureusement que dans la suite des versets de Genèse 6, il est dit que Noé
trouva grâce aux yeux de l’Éternel. Aujourd’hui, nous sommes de la descendance
de Noé, sous la grâce de Dieu. La question est de savoir si personnellement
aujourd’hui, Dieu se réjouit ou si il s’attriste en nous regardant. Règle
générale, plus souvent qu’autrement, et cela est regrettable à dire, nous
attristons Dieu.
La réflexion
de cette étude m’amène personnellement à m’interroger sur ma soif de Dieu.
Combien de fois je ne cherche pas la pensée de l’Éternel dans ma vie pour ne
faire que ce que je désire. Est-ce que je fais de l’Éternel mes délices ? Ai-je
permis à des hauts lieux de demeurer en ma présence ? Pourquoi permettre à des
idoles de régner dans ma vie lorsque Christ à tout accompli au Calvaire pour
occuper le trône de mon cœur. Chacune de ces questions occupent ma pensée, un
seul constat devant une telle réflexion, la grâce de Dieu. Oui, la grâce de
Dieu est la seule chose qui console mon cœur, en lui se trouve ma haute
retraite, mon refuge.
" Celui qui habite dans la retraite secrète du
Très-Haut repose à l’ombre du Tout-Puissant. " Psaume 91.1
Le fils prodigue
Combien de fois avons-nous
vu des croyants vivre sur la limite acceptable (selon eux) du christianisme et
du monde ? Des gens qui désirent jouir des avantages des deux mondes. Ils
ressemblent à un équilibriste mal expérimenté qui tente de marcher sur un mince
fil de fer. Ils désirent obtenir tous les avantages du salut, tout en ne
faisant que le minimum. Leur conscience est endormie et à un certain moment ils
se retrouvent les deux pieds dans les airs et se retrouve loin de Dieu,
c'est-à-dire dans le monde. Cela arrive sans qu'ils ne le réalisent. Lorsqu'ils
prennent conscience de leur état, cela fait déjà trop longtemps que la
frontière est franchie. Dieu n'est plus dans leur vie quotidienne, ils ont cessés
de prier et de lire la
Bible. La pensée de Dieu n'est plus dominante dans leur vie.
Les plaisirs du monde et de la chair écrasent la présence de l'Esprit-Saint.
C’est le moment ou ils se disent : " Pourquoi t’abats-tu mon
âme, et pourquoi frémis-tu au dedans de moi " (Psaume 42.12). Ils ont
cessés de s’attendre en l’Éternel, de se confier en lui. Depuis longtemps ils
n’ont plus soif du Dieu vivant (Psaume 42.3).
Un jour, Jésus a raconté
une histoire à propos d’un fils qui avait demandé à son père sa part de
l’héritage familial. Le récit est raconté dans l’évangile de Luc au chapitre 15
versets 11 à 32. Ce fils ayant reçu de son père sa part d’héritage s’empressa
de quitter la maison paternelle pour un pays éloigné. Son père avait consenti à
sa demande bien que rien ne le lui imposait. Il regarda son fils partir avec
une peine certaine et profonde.
Le seul désir du fils était
de jouir de sa richesse, richesse que son père avait acquise après un dur
labeur. Très rapidement, il dilapida son héritage dans les plaisirs du monde et
de la débauche. Sa richesse s’envola en fumée très rapidement et une famine
soudaine arriva. Le jeune homme se retrouva donc sans le moindre sous, ruiné et
loin des siens. Il était dans l’obligation, peut-être pour la première fois, de
se trouver un emploi. Il le trouva dans une ferme qui faisait l’élevage de
porc. C’était un métier honteux car le porc était un animal impur pour un juif
(Lévétique 11.7). Le jeune homme était tellement désemparé, qu’il accepta ce
poste. Il avait tellement faim, qu’il convoitait même la nourriture des porcs
dont il avait la responsabilité de prendre soin et de nourrir. De riche qu’il
avait été, il était maintenant passé à l’autre extrême. Il était pauvre, il
avait tout perdu.
Rapidement, il comprit
combien il avait été insensé ; il aurait dû suivre l’exemple de son père qui
avait su gérer ses biens. Le souvenir de la maison paternelle ayant refait
surface, il prenait conscience de l’ampleur du prix à payer pour avoir désiré
jouir de sa fortune. Il avait fait de lui un insensé et il en était bien
conscient. Il réalisait dans quelle misère il s’était placé. Combien aurait-il
été mieux dans la maison de son père ? Même les serviteurs de son père étaient
mieux nourris que lui. Le fils se leva poussé par la faim et quitta donc
l’éleveur de porc pour retourner chez son père espérant être accepté à titre de
serviteur. Il savait que pour lui il n’y avait aucun héritage dans cette
maison, il l’avait déjà entièrement gaspillé. Par contre il n’ignorait pas que
l’amour de son père était là pour lui malgré ses folies.
Sur la route de la maison
familiale, alors que le fils était encore bien loin, son père l’ayant vu venir
fut touché de compassion et il courut à la rencontre de son fils bien aimé. Il
se jeta à son cou et l’embrassa, enfin ! Son fils était de retour !
Le jeune fils confessa son péché tant contre Dieu que contre son père.
Sans aucune hésitation le
père lui donna une nouvelle robe, une bague, et de nouveaux souliers, tout en
organisant une fête en l’honneur de son retour. Il désirait que toute sa maison
se réjouisse de cette bonne nouvelle. Son fils qui était comme mort était
revenu à la vie. Le père avait été un témoin impuissant du péché de son fils,
il avait été grandement attristé mais cela était fini, effacé ; il était temps
de se réjouir.
Jésus a raconté cette
histoire afin que nous puissions nous reconnaître avec le fils prodigue.
Jusqu’à quel point nos vies sont-elles comparables ? Combien de fois
avons-nous négligé le salut que Dieu nous a donné ? Et combien de fois
avons-nous pris la décision de sortir de sa présence pour par la suite revenir
vers lui la tête bien basse ? Le désir de Dieu est de nous voir nous
repentir, il ne désire pas nous punir ou nous laisser mourir loin de lui. Son
souhait le plus sincère est que nous soyons à jamais avec lui. Il désire que
nous entrions dans sa joie.
Cette histoire nous permet
de comprendre la détresse profonde dans laquelle nous nous plaçons lorsque nous
demeurons loin de Dieu. Mais également, considérons combien Dieu nous aime et
comment il attend avec impatience notre venue ou notre retour, si nous avons
par le passé déjà connu son salut.
Le Dieu qui pleure
Dans ce récit, Jésus nous
montre que le père attend le retour de celui qu’il aime. Pour Dieu c’est
identique. C’est lui qui nous a créés, lorsque nous gaspillons et détruisons
les richesses qu’il nous a données dans sa grâce, nous l’attristons grandement.
Il est dit dans le récit de Jésus que le père fut touché de compassion, c’est
la même chose avec Dieu. Lorsque nous choisissons de nous éloigner de lui
délibérément, cela lui cause une grande tristesse. C’est tout comme si
quelqu’un qui nous est très chèr, sans raison apparente, décide du jour au
lendemain de nous ignorer. Quel sentiment ressentiriez-vous ? Vous aimez cette
personne, son absence vous est pesante, cela vous attriste, peut-être que cette
séparation vous fait même pleurer ? Cette personne est vraiment très importante
pour vous. Ce sont là des sentiments comparables à ceux que Dieu éprouve envers
nous lorsque nous nous éloignons de sa présence bénie.
Le prophète Ésaïe avait
bien raison de dire que ce sont nos iniquités qui ont fait la séparation entre
nous et Dieu, ce sont nos péchés qui nous cachent sa face et l’empêchent de
nous écouter (Ésaïe 59.1-3). Dieu subi la conséquence de nos choix. Il a mis
devant nous la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction tout en nous
suggérant très fortement de choisir la vie c’est à dire rester dans sa
communion (Deutéronome 30.19).
Les aveux de l’Éternel
Dans l’Ancien Testament,
Dieu a révélé au prophète Jérémie son état d’âme. Il lui a fait connaître
jusqu’à quel point il se sentait trompé par le peuple qu’il avait pourtant
sauvé du joug de l’Égypte et guidé vers la terre promise sous sa protection
personnelle.
Au chapitre 9
de Jérémie, Dieu s’exclame : Oh ! Que ma tête n’est pas de l’eau, et
mes yeux une fontaine de larmes ! Je pleurerai jour et nuit les blessés à
mort de la fille de mon peuple... car ils sont tous des adultères, c’est une
troupe de perfides. Ils tendent leur langue comme un arc, pour lancer le
mensonge; ce n’est pas pour la vérité qu’ils sont vaillants dans le pays ; car
ils vont de malice en malice, et ils ne me connaissent point dit l’Éternel
(Jérémie 9.1-3). C’était tout comme si Dieu avait la gorge serrée. Lorsque
l’émotion est comme prise à l’intérieur de nous et que nous ne savons comment
la faire sortir pour nous soulager, lorsque les larmes coulent de l'intérieur,
sans paraître à l'extérieur. Peut-il ressentir la même émotion en nous regardant.
Face aux
nombreux péchés de son peuple, l’Éternel s’attriste du cœur endurcis des siens.
Israël agissait comme n'ayant jamais connu celui qui l'avait fait sortir de
l'esclavage égyptiens de façon si grandiose. Combien l'Éternel aurait aimé que son
peuple le connaisse ! Dieu pleure à cause du péché de son peuple.
À une autre
occasion Dieu demande à Jérémie de dire à son troupeau : Si vous n’écoutez
point ceci, mon âme pleurera en secret à cause de votre orgueil ; mon œil
pleurera, il se fondra en larmes, parce que le troupeau de l’Éternel sera
emmené captif (Jérémie 13.17). Les larmes secrètes de Dieu sont le résultat du
péché de son peuple qui lui désobéit de manière volontaire et qui en subit
les
conséquences. Dieu annonçait la conséquence du péché de son troupeau
orgueilleux qui allait être emmené captif à Babylone. Cette conséquence
rajoutait à ses larmes. Israël avait choisi d’ignorer son Dieu, il recevait son
jugement. Le Dieu trois fois saints n’avait pas le choix d’appliquer la justice
mais c’est dans les larmes qu’il permet l’application des conséquences et
seulement après avoir averti maintes fois son troupeau du danger imminent. Les
multiples mises en garde de l’Éternel n’avaient rien donné.
Suite à
l’accomplissement des conséquences du péché d’Israël, l’Éternel s’est adressé
de nouveau à son messager afin de reprendre la parole en son nom :
" Dis-leur cette parole : Que mes yeux se fondent en larmes nuit
et jour, et qu’ils ne cessent point ! Car la vierge, fille de mon peuple a
été frappée d’un grand coup, d’une plaie fort douloureuse "(Jérémie
14.17). Oui, Dieu comme un père n’a pas pris plaisir à corriger son peuple
selon la gravité de son acte. Il pleure nuit et jour, sans arrêt, sachant
combien est terrible mais nécessaire cette correction. Dieu n’est pas
insensible, le châtiment lui fait autant mal qu’à celui qui le reçoit et
peut-être même plus. Dans un sens il partage, malgré la séparation, la douleur
avec ses enfants.
Dans les trois
citations du prophète Jérémie, nous constatons que l’Éternel est compatissant
avec son peuple et qu’il ressent le besoin de pleurer le péché de son peuple.
Combien il aimerait le voir revenir marcher dans les voies de sa communion ?
Tout comme le père de la parabole se sentait en l’absence de son fils bien
aimé, Dieu ressent la même émotion.
Le père de la
parabole devait recevoir des échos de son fils, la nouvelle d'une famine court
très rapidement. Il souffrait premièrement de l'absence de son fils mais, suite
aux derniers événements, la douleur en était amplifiée. Il était un témoin
impuissant et ne pouvait rien faire pour son fils. Il avait donné à son fils la
liberté de choisir. Il appartenait donc à son fils de se tirer d’embarras. Le
père espérait certainement voir son fils revenir parmi les siens. La famine
tant spirituelle que physique est une plaie des plus douloureuses. Pourtant il
existe toujours une solution, les fils de Jacob ont bien trouvé de la
nourriture en Égypte pendant une famine (Genèse 42.1-4). La souffrance est
partagée par le père tout comme par Dieu. Le fils a trouvé refuge dans la
maison de son père, pour nous aujourd’hui croyant, nous avons comme refuge Dieu
le Père.
Comme le Père, Jésus a pleuré
Dans le Nouveau Testament
nous retrouvons Jésus, celui que le prophète Ésaïe à nommé le Père Éternel
(Ésaïe 9.5) et que l'ange Gabriel à appelé Emmanuel, c'est à dire Dieu avec
nous (Matthieu 1.23). Il partage avec son Père le désir de réconcilier le monde
séparé de la présence de Dieu. L'humanité entière est séparée de Dieu, tout
comme le fils prodigue était loin de son père. C'est la raison de la venue de
Jésus sur la terre, lui qui de riche qu'il était s'est fait pauvre pour nous,
afin de nous enrichir (2 Corinthiens 8.9). Il est en vérité, la seule solution
aux problèmes fondamentaux de chacun de nous.
À deux
reprises nous retrouvons Jésus pleurant. La première fois fût à la suite du
décès de Lazare, son ami. Cela faisait déjà quatre jours qu'il était décédé,
tous le regrettaient et le pleuraient chaudement. Jésus voyant Marie, la sœur de
Lazare, à ses pieds en larmes et qui lui disait "Si tu avais été là Lazare
serait encore vivant !" Comprenant la souffrance laissée par la perte de
son frère, Jésus frémit en son esprit, il fut ému et il pleura lorsqu'il fut
amené au tombeau pour voir le cadavre (Jean 11.32-35).
Oui, notre
Dieu vit avec nous nos peines et nos chagrins, Jésus savait que ce qu'il avait
sous les yeux était le résultat du péché. Car sans le péché, la mort n'aurait
pas sa raison d'être. Jésus à pleuré avec Marie, mais il n'était pas question
de se limiter à verser quelques larmes. Il avait la puissance de ressusciter
Lazare, ce qu'il fît sans hésitation.
À la fin de sa
vie, Jésus pleura de nouveau. Lors de ses derniers jours, juste avant son
entrée glorieuse dans la ville de Jérusalem et voyant la ville de loin, il
pleura sur elle. Il savait que la ville qu'il aimait tant, allait le rejeter et
passerait de nouveau à coté de cette rencontre avec son Dieu. Tout comme au
temps de Jérémie, Jérusalem ignora son Dieu. C’est pour cette raison qu’une
seconde déportation était devant elle, une déportation qui serait plus longue
que la première puisqu'elle dure encore aujourd'hui pour un grand nombre de
juifs. Oui, Jérusalem, la ville qui avait rejeté les prophètes rejetait
maintenant celui qui en est le Sauveur. Un jour viendra ou elle le reconnaîtra,
celui qu'elle a percé (Zacharie 12.10). Son Dieu pleure encore l’endurcissement
de son cœur. Jésus connaissait trop bien les conséquences de ce rejet, c’est
pourquoi il a pleuré. Il sait ce qui est bon pour le monde qu’il a créé. Il
désire pour nous le meilleur. Et le meilleur ne se trouve qu’en Dieu.
Quand la
présence de Dieu se manifeste comme Jérusalem l’a connue à cette époque, il est
compréhensible que Jésus ait pleuré devant son incrédulité. Il a tout accompli
pour elle. Jérusalem se refusait de croire en Lui. Israël faisait l’autruche
devant son libérateur. Sommes–nous de ceux qui le reconnaissent comme Seigneur
et Sauveur ou sommes-nous de ceux qui comme Jérusalem sont prêts à le rejeter,
à le renier ?
Ému de compassion
Dieu est conscient que nous
nous éloignons continuellement de ce que nous avons le plus besoin dans nos
vies, c'est-à-dire de sa divine présence. Neuf fois dans la Bible nous retrouvons
l'expression "ému de compassion", chaque fois dans les Évangiles.
Sept d'entre elles ont pour sujet Jésus; une est identifiée au père de la
parabole du fils prodigue que nous avons considéré. La première mention de
cette expression se trouve dans Matthieu 9.36 qui dit : " Alors
voyant la multitude du peuple, il (Jésus) fut ému de compassion envers eux, de
ce qu'ils étaient misérables et errants, comme des brebis qui n'ont point de
berger ". Jésus parcourait les villes et les villages pour prêcher la Bonne Nouvelle.
Chaque fois il devait ressentir cette vive compassion. Cela devait l'attrister
grandement et justifiait sa venue sur terre.
Israël errait
loin de son Sauveur, elle était languissante, abattue et misérable aux yeux de
Jésus. Le peuple de Dieu marchait au pas de la religion, il s'était créé un
système religieux incapable d'atteindre la communion avec Dieu. La pensée de
Dieu révélée dans l’Ancien Testament, n’avait pas l’importance qu’elle
méritait. La tradition hébraïque avait plus de poids que la Parole de Dieu. La foule
sous les yeux de Jésus en était le triste reflet.
Les bergers
d'Israël, responsables spirituels, ne faisaient que rajouter au fardeau de la
multitude en disant une chose tout en ne faisant que le contraire. Ils étaient,
comme Jésus l'avait si bien dit : des aveugles conduisant d'autres
aveugles. Ils étaient dans un état spirituel des plus misérables, ils
attendaient le Messie alors qu'il était précisément devant eux. Ils croyaient
devoir vivre selon ce que la loi leur ordonnait. Il leur fallait l'appliquer
entièrement, alors qu'ils étaient tous de pauvres pécheurs de naissance. Jésus
venait annoncer la
Bonne Nouvelle, la nouvelle qui dit que le Messie est enfin
arrivé. La loi qu’Israël cherchait à mettre en pratique n’avait que pour
objectif que de leur montrer leur incapacité à vivre sans commettre de péché.
Seul le Messie pouvait réellement les sauver.
Jésus
connaissait leurs profonds besoins, en particulier celui d'être réconcilié avec
le Père. Il allait pourvoir à la solution en prenant le salaire du péché à la
croix. Son désir est que chaque pécheur individuellement le reconnaisse à titre
de Sauveur et de Seigneur. C'est lui qui est nommé, avec raison, le bon berger,
celui qui donne sa vie pour ses brebis (Jean 10.11).
Jésus étant
tellement sensible à l'état de cette foule qu'il en était vraiment ému et
bouleversé, cela le touchait profondément. C'est pourquoi il a insisté auprès
de ses disciples pour qu'ils prient le maître de la moisson (Dieu, le Père),
pour qu'il envoie des ouvriers. Il faisait cette requête auprès de ceux à qui,
après sa résurrection, il allait justement envoyer dans le champ missionnaire
qu'est le monde. Ces disciples étaient les ouvriers que Dieu lui-même a choisi
pour cette mission. Aujourd’hui également chaque disciple de Jésus doit répondre
à cette requête à un niveau différent et selon les dons donnés par Dieu.
Devenir un enfant de Dieu
Il est clair dans la Bible que Dieu veut sauver
tous les hommes qu'il a créés à son image. Paul affirme à Timothée que c'est
une parole certaine et digne de toute confiance, c'est que Jésus-Christ est
venu au monde pour sauver les pécheurs (1 Timothée 1.15). Cela veut dire que
chaque personne, tant juif que n'importe quelle nationalité, il peut-être sauvé
s’il prend conscience de son état pécheur et se confie par la foi en Jésus pour
être pardonné. Le problème du péché concerne tellement Dieu qu'il a pris les
grands moyens pour nous offrir la solution, l’unique remède. Il n'y a pas de
verset qui souligne la pensée que Dieu pleure pour les inconvertis, mais plusieurs
démontrent que cela est possible. La pensée que l'humanité entière soit séparée
de Dieu par l'immense mur du péché déplaît grandement au créateur. C'est
pourquoi il en est attristé.
Donc, Dieu a
pourvu à la solution unique, Jésus a dit qu'il est le seul chemin pour se
rendre au Père (Jean 14.6). Mais comment faire pour aller sur ce chemin si
important ? C'est la question la plus importante dans la vie de toute
personne. Personne ne peut répondre à la place de son prochain. Dans les Actes
des apôtres, Pierre invite la foule présente à se repentir, c'est- à- dire de
reconnaître son échec, ses erreurs, ses péchés; mais pas seulement en le
disant, mais en faisant demi-tour dans sa vie, en laissant le péché et en
demandant à Dieu de mettre le prix de nos péchés au compte de son Fils. La
repentance est de ne plus prendre plaisir dans le péché mais de prendre plaisir
dans la pensée de Dieu. Il est dit dans la Bible : "Si tu confesses de ta bouche
que Jésus est le Seigneur, et que tu croies dans ton cœur que Dieu l'a
ressuscité des morts, tu seras sauvé. Car on croit du cœur, pour obtenir la
justice, et on fait confession de la bouche pour le salut." (Romains
10.9-10). Il faut que cela vienne du cœur, ce n'est pas une formule magique,
loin de là ! C'est la façon que Dieu désire que nous voir faire pour
débuter une nouvelle vie, pour commencer une nouvelle relation avec le Créateur
de l'univers, celui qui a les réponses à toutes nos questions.
Cher ami,
as-tu pris la décision de confesser ton péché en demandant la grâce divine ? Il
ne faut par remettre à plus tard l’appel de Dieu. Prends bien note que c’est
aujourd’hui le jour du salut. Jésus frappe à la porte de ta vie, ouvre-lui et
il viendra prendre place avec toi (Apocalypse 3.20). Tu as aujourd’hui " le
pouvoir de devenir un enfant de Dieu "!
Pour les enfants éloignés
Dans le récit du fils
prodigue, Jésus a choisi de traiter d'un fils. La pensée de cette parabole est
étroitement liée à un enfant de Dieu. Quelqu'un qui a déjà connu et goûté la
communion avec son Sauveur. Il est né de nouveau (Jean 3.4), l'Esprit habite en
lui (2 Corinthiens 6.16), qui en est même scellé (Éphésiens 4.5-6).
Lorsque l'on
est un enfant de Dieu il nous est possible de s'éloigner de Lui. Par contre,
son Esprit qui est dans le croyant en est attristé, ses pensées ont pour effet
de l’empêcher de faire brûler sa flamme dans nos cœurs (1 Thessaloniciens
5.19), cela provoque un brisement dans
le croyant. La paix de Dieu n'est plus la même.
C’est à cet instant
que l'Esprit qui habite en nous a des désirs contraires, il désire que nous
fassions la volonté de Dieu. Lorsque nous faisons le contraire de sa volonté
dans notre entêtement, c'est alors que s'applique le verset qui dit: que Dieu
résiste aux orgueilleux mais fait grâce aux humbles (Jacques 4.5-6).
Orgueilleux dans le sens de faire ses choix sans l'avis des autres; se dire que
seul je suis capable de faire ce que je veux et que je n’ai pas de compte à
rendre, même à Dieu. C'est pour lui une insulte. Nous nous devons de
reconnaître notre dépendance. Le mot grec pour résister est un terme militaire
signifiant lutter contre. Il est clair que quand un enfant de Dieu décide de
vivre sa vie loin de son Seigneur, il l'attriste du même coup. C'est alors que Dieu
prendra tous les moyens pour corriger son enfant.
Le Seigneur
châtie celui qu'il aime, et il frappe de ses verges tout fils qu'il reconnaît.
Ne pas avoir de correction de la part de Dieu serait soit un manque d'amour
envers nous ou bien le fait qu'il ne soit pas notre père. Quel père ne
corrige-t-il pas ses enfants ? Dieu châtie ses enfants afin qu'ils
participent à sa sainteté et cela produit en eux un fruit paisible de justice
(Hébreux 12.6-11).
" O
Dieu, que ta bonté est précieuse ! Aussi les fils des hommes se retirent sous
l’ombre de tes ailes. Ils sont rassasiés de l’abondance de ta maison, et tu les
abreuves au fleuve de tes délices. Car la source de la vie est auprès de toi;
c’est par ta lumière que nous voyons la lumière " Psaumes
36.8-10
Il est également important
de souligner que la pensée de la perte du salut n’est pas présente à son
esprit. Il châtie l’enfant aimé, il ne le rejette pas. Cette pensée va à
l’encontre de ce que Jésus a dit : Je leur donne la vie éternelle, elles
ne périront jamais, et nul ne les ravira de ma main (Jean 10.28). Celui que
Dieu ne reprend pas dans son péché n’a jamais été enfant de Dieu, il a pour
père le diable (Jean 8.44). Et cela même si la personne croit être un enfant de
Dieu; nous connaissons tous cette pensée qui dit que tout le monde est enfant
de Dieu, cela est faux ! Seul chez qui l’Esprit de Dieu habite et chez qui
on retrouve le fruit du même esprit porte le titre d’enfant de Dieu. Ne nous
méprenons pas ! Comme il est dit dans l'Évangile de Jean : "A tous
ceux qui l'ont reçue (la lumière [Jésus]) il leur a donné le pouvoir de devenir
enfants de Dieu, savoir, à ceux qui croient en son nom, qui ne sont nés non du
sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de
Dieu" (Jean 1.12-13). Devenir enfant de Dieu exige connaître la grâce de
Dieu dans notre vie. C’est avoir connu une conversion sincère accompagnée de
l’intervention du St-Esprit.
Nous
arrivent-ils de désirer le contraire de ce que Dieu nous demande ?
Aimons-nous les choses du monde qui sont contraire à la volonté divine ?
Savez-vous que les choses du monde nous privent de la communion avec
Dieu ? De quoi faisons-nous nos délices ? Est-ce de l'Éternel, comme
David au Psaume 37 ? Si la réponse est non, il nous est dit de nous soumettre
à Dieu, il connaît ce qui est bon pour nous. Il nous faut également résister au
diable en nous approchant de Dieu et en lui confessant nos péchés. À ce moment
précis nous avons la promesse que Dieu, tout comme le père du fils prodigue,
nous élèvera (Jacques 4.1-10).
Car
vous n’avez point reçu un esprit de servitude, pour être
encore dans la crainte; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption,
par lequel nous crions : Abba Père.
(Romains 8.15)
Triste bilan
Dans une de ses paraboles
Jésus compare le royaume des cieux à un champ ou l’on retrouve du blé et de
l’ivraie (Matthieu 13.24-30 et 36-43). Le blé représente les croyants et
l’ivraie représente les " religieux ". Les deux groupes
croissent dans l’église (l’expression terrestre du royaume des cieux) jusqu’au
jour de la moisson. Entre temps les deux groupes se confondent. Souvent, dans
l’église nous avons de la difficulté à discerner le vrai du faux. Cette
situation est pénible aux yeux de Dieu tout comme à celui qui désire marcher
dans ses voies.
L'Église
d'aujourd'hui semble être centrée sur elle-même. Souvent dans les cultes dits
" d'adoration ", Christ n'est plus le centre. La pensée de
nos cantiques est trop souvent le thème du " Je, me, moi". Lors de
nos rencontres de prières nous demandons à Dieu notre liste de requêtes mais
combien de fois lui demandons-nous sa volonté sur ces mêmes requêtes ?
Avez-vous déjà entendu dans ces mêmes rencontres des gens exiger de Dieu
l'accomplissement de leurs prières ? Certains n’hésitent pas à donner des
ordres à Dieu. Nous devrions le supplier à la place; rien ne l'oblige à nous
exaucer. Il le fait par grâce envers nous, c'est son bon vouloir. D’ailleurs il
connaît mieux que nous même ce qui nous est préférable. Il vaut mieux lui faire
confiance.
Un des
événements principaux de nos rencontres est la prédication de la Parole de Dieu. Nous sommes
privilégiés d'avoir la liberté de nous entretenir de la Bible. Combien de
croyants à travers les âges ont dû se cacher pour écouter une prédication !
Dans certains endroits, avoir une Bible est passible de mort. Nous, nous avons
cette magnifique liberté. Et pourtant, on serait surpris du grand nombre de
gens qui après la prédication, retourne chez eux sans mettre en pratique les
vérités entendues. En franchissant la porte, tout a été oublié. C’est ce que
certains appellent être chrétiens du dimanche. D'autres après le message
cherchent à qui le message a été adressé, mais jamais ils n'osent penser que
cela peut-être pour eux.
Dans la lettre
de Jacques il est écrit: que celui qui lit la Parole sans la mettre en pratique se trompe
lui-même (Jacques 1.22-24). Celui qui ne l’applique pas est semblable à un
homme qui après s’être regardé dans un miroir oubli ce dont il ressemble. La Parole de Dieu s’adresse à
chacun intimement tout en nous montrant notre réel visage. Combien de fois ne
devrions nous pas être comme les juifs de l’époque de Néhémie qui en attendant
les paroles du Livre de la
Loi se mirent à pleurer. Ils étaient
conscients de leur état de pécheur, la Parole était leur miroir
(Néhémie 8.8-9)
Rends-moi
la joie de ton salut, et que l’esprit de bonne volonté me soutienne
(Psaumes 51.14)
Sommes-nous tièdes ?
Le blâme que Jésus fait
dans Apocalypse 3.15-18 est-il pour nous ? "Je sais que tu n'es ni
froid ni bouillant. Oh ! Si tu étais froid ou bouillant ! Ainsi parce
que tu es tiède, ni froid, ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. Car tu
dis : Je suis riche, je me suis enrichi, et je n'ai besoin de rien ; et tu
ne reconnais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle, et nu."
Vous retrouvez-vous dans ces lignes ? J'espère que non, mais si tel est le
cas, confessez- le, reconnaissez votre misère.
Une des choses
les plus tristes dans l’église est le manque de l’amour de Christ. Chacun fait
sa petite affaire, ce que son prochain fait ne le concerne pas, à moins bien
sur que cela dérange sa petite vie. Aimer son prochain est le deuxième
commandement selon Jésus. C’est la marque de commerce de l’église.
Combien de fois
dans les assemblées nous évitons tel ou tel frère... Pour quelle raison ?
Jésus a dit que si tu sais que ton frère à quelque chose contre toi, laisse ton
offrande et va te réconcilier avec lui (Matthieu 5.23-25). Il nous faut agir,
retirer les pensées du monde de nos assemblées, ce n’est pas acceptable.
N’acceptons pas que quelqu’un, un frère ou une soeur dans le Seigneur puisse
avoir de l’amertume envers nous. " Veillez à ce que personne ne se
prive de la grâce de Dieu; à ce qu’aucune racine d’amertume poussant dehors ne
vous trouble, et que plusieurs en soient infectés " (Hébreux 12.15).
L’amertume est contagieuse, ne laissons pas personne en être atteinte, la grâce
de Dieu en est le meilleur remède.
Jésus ajoute
également que si ton frère a péché contre toi, va et reprends-le entre toi et
lui seul; s’il t’écoute tu as gagné ton frère (Matthieu 18.15). C’est un
commandement pour chaque disciple. Tout comme il est important de veiller à ce
que rien dans notre attitude nuise à notre prochain à cause de nos péchés. Il
est tout aussi important de veiller à ce que l’attitude des autres soit exempte
du péché. Par contre dans ce cas présent, il nous faut discerner entre vivre
dans le péché et combattre un péché dans nos vies. Trop souvent nous condamnons
un chrétien qui confesse sont péché. Rappelons-nous que dans le même chapitre
Jésus dit à Pierre qu’il faut pardonner sept fois soixante-dix fois (Matthieu
18.21-22). Reprendre un frère, cela doit être fait lorsque ce même frère vit
dans son péché.
Dans ses deux
situations, il est question d’actes d’amour. Jésus n’a pas dit de parler de ces
choses à toute l’église entière en omettant le principal concerné, loin de là.
Certes, cela n’est pas facile mais combien important. Agir de la sorte, c’est
veiller sur l’avancement de l’œuvre de Dieu, dans la mesure que nous fassions
ces choses dans l’amour et le désir de glorifier Dieu. Cela se fait dans la
douceur.
Une chose
importante à souligner à ce propos est que lorsqu’il y a repentance, il est
fondamentale d’accueillir le repentant en lui pardonnant et en le consolant de
peur qu’il ne soit accablé par une trop grande tristesse (2 Corinthiens 2.7-8).
Il faut l’encourager pour qu’il prenne de la force dans le Seigneur, lui
démontrer qu’il est aimé tant par ses frères et sœurs dans le Seigneur que par
Dieu lui-même. La charité envers lui est ce qui l’aidera le plus pour surmonter
l’épreuve qui lui demande d’assumer ses fautes.
Le pardon est
une des choses les plus importante dans la vie chrétienne. Il nous faut
apprendre à pardonner. C'est une des leçons que Jésus nous a laissé à la croix,
lorsqu'il a crié cette phrase qui ne cesse de faire écho depuis ce temps :
"Père pardonne-leur car ils ne savent ce qu'ils font" (Luc 27.34).
Cette pensée devrait être pour chaque disciple de Jésus un modèle à imiter.
Étienne le premier martyr à su l'appliquer lors de sa lapidation (Actes 7.60),
il a su pardonner à ceux qui le persécutaient.
Quant à Paul,
à la fin de sa vie, se retrouvant en prison il dit en parlant de chrétien
"Tous m'ont abandonné". C'est un triste constat, qu'elle source de
tristesse pour lui, pourrait-on penser. Il n’y a pas de pire blessure que le
rejet de ceux qui nous sont proches. Souvent on entend dire que les blessures
qui font le plus mal nous sont faites par d’autres chrétiens. Pourtant, Paul
ajoute "Que cela ne leur soit pas imputé". Paul tout comme Étienne et
Jésus ont su pardonner. Quel est notre attitude lorsque quelqu'un nous a
blessé ? Gardons-nous de l'amertume envers ce quelqu'un ou bien
attendons-nous qu'il vienne demander pardon ? Il nous faut apprendre à
pardonner. Paul et Étienne n’ont pas attendu la repentance pour pardonner,
quelle leçon ?
Ne faisons pas
semblant d'être chrétien, d’être des enfants de Dieu, mais vivons vraiment dans
sa présence quotidienne. Ne nous contentons pas de vivre à la limite de
l’acceptable. C'est en lui que notre vie prend tout son sens. Nous serions
surpris de voir le nombre de personne à qui le Seigneur dira à son retour
"Je ne vous ai jamais connus ; retirez-vous de moi, vous qui faites métier
d'iniquités." (Matthieu 7.22-23). Pourtant les gens à qui il dira cela
affirmeront avoir fait toutes sortes d'actions en son nom. Notre salut ne
repose pas sur les œuvres mais sur la communion avec Dieu.
La religion
est un grand piège. Combien de personnes qui nous entourent et que nous
rencontrons à l'église seront de ce nombre ? La vie éternelle, ce n'est pas
d'aller à l'église mais de connaître Dieu (Jean 17.3). Dieu ne désire pas que
nous ayons une religion, il désire avoir une relation intime et personnelle
avec chacun de ses enfants.
Le croyant doit
retourner à Dieu en laissant son péché et en les confessant. C'est alors que
Dieu pourra nous restaurer dans notre relation avec lui. Le père de la parabole
n'avait-il pas remis à son fils des vêtements propres, une bague et de
nouvelles chaussures ? Il a restitué son fils dans sa maison. Il désire le
faire avec chacun de nous. Dans son péché le fils s’était privé de la grâce
abondante du père. Dieu le Père est pour nous celui qui pourvoit à chacun de
nos besoins, notre nourriture, nos vêtements, tout notre nécessaire (Matthieu
6.25-26) Il sait prendre soin des siens.
Le Père des miséricordes
Lorsque nous confessons nos
péchés, le Père les oublie avec toutes ses larmes et il se réjouit alors en
notre présence. Nous entrons dès lors dans sa joie en étant dans sa volonté
(Matthieu 25.21). Étant en sa présence, il prend le temps de nous consoler de
nos mauvaises expériences. N'est-il pas le Père des miséricordes et le Dieu de
toutes consolations (2 Corinthiens 1.3) ? Lorsque Jésus a ressuscité
la fille de Jaïrius, sa première préoccupation fut de s'assurer que l'on donne
de la nourriture à la fillette (Luc 8.51-56).
Nous pouvons
avoir l’assurance que Dieu est celui en qui nous pouvons être vraiment
consolés. Il connaît chacun de nos besoins, son Esprit habite en nous, il est
le premier à connaître nos profonds besoins, même qu’il les connaît avant nous.
De plus, Jésus ayant été tenté dans ce qu'il a souffert, il peut secourir ceux
qui sont tentés (Hébreux 2.18). Il a eu la victoire et son désir est de nous
faire partager sa victoire. Un cantique dit bien "Je suis fort, fort, oui
plus que vainqueur par le sang de Jésus mon Sauveur". Laissons-le nous
restaurer. Il est comme le bon samaritain qui nous a trouvé gisant au sol,
battu par des voleurs. Il nous a ramassé en prenant tous les moyens nécessaires
pour nous soigner, peu en importe le prix.
Grâce à son
sacrifice à la croix, nous pouvons avec confiance nous présenter devant le
trône de la grâce afin d’obtenir sa miséricorde et de trouver sa grâce. N’ayons
pas peur d’aller vers lui, il compatit à toutes nos infirmités (Hébreux
4.15-16). C’est lui qui nous appelle, nous qui sommes fatigués et chargés. Il
nous appelle afin que nous recevions de sa part son repos (Matthieu 11.28-29)
Un en Dieu
Après avoir connu
premièrement le salut de Dieu, ainsi que sa miséricorde, nous pouvons
comprendre en parti combien Dieu nous aime. Il a tout donné pour nous. Il n’a
reculé devant rien, même qu’il a donné son propre fils. Jésus a bien défini ce
qu’est la vie éternelle ; c’est de connaître Dieu (Jean 17.3) Nous pouvons
comprendre la pensée de Dieu envers les gens qui nous entourent. Ces gens que
Dieu aime, nous les aimons également. Nous désirons les voir s’approcher de
Dieu pour qu’il se révèle à eux, tout comme il a fait pour nous. Nous sommes
conscients des besoins spirituels de cette foule pour qui Jésus était ému de
compassion, c’est un sentiment que nous connaissons maintenant. Devant le monde
entêté à vivre dans le péché nous avons une grande tristesse, comme Jésus
voyant Jérusalem, le rejetant. Nous pouvons selon les circonstances soit
pleurer avec Dieu, soit nous réjouir avec Lui.
Avez-vous ces
sentiments ? Nous devrions répondre oui. Il a été dit dans Philippiens 2.5
" Ayez en vous les mêmes sentiments que Jésus-Christ ".
Dans Jean 17.21, Jésus affirme dans sa prière sacerdotale que nous sommes un
avec Dieu et Jésus. Certes nous ne pourrons jamais faire ce que Jésus a fait,
mais par contre nous pouvons prendre notre place dans son corps et le laisser
guider nos pas dans la direction qu’il désire nous voir prendre.
Laissons le
fruit de l’Esprit rayonné dans nos vies, que l’amour, la charité soient
vraiment nos marques de commerce comme le désire Jésus. Que malgré l’épreuve
nous gardions la joie de savoir que Dieu est au contrôle. Que par notre simple
présence un esprit de paix puisse être ressenti, que notre présence impose le
calme et la confiance. Que chaque personne comprenne que pour nous rien ne
presse, nous savons attendre la réponse de Dieu, nous sommes patients. Que
notre désir de faire le bien soit reconnu de tous. Que tous reconnaissent notre
fidélité envers Dieu et dans tous nos engagements. Que tout ce que nous
fassions avec nos proches soit empreint de douceur. Et finalement que nous
sachions garder la maîtrise de soi, prenant constamment le temps d’agir et de
parler après avoir cherché la volonté de
Dieu. (Galates 5.22)
Nous avons
donc, en tout temps la présence de Dieu pour nous guider. Son Esprit habite en
nous. Nous sommes un avec lui et nous avons sa Parole entre nos mains pour nous
aider à connaître sa volonté.
Nous étions de
ceux qui par nos péchés faisions pleurer Dieu, maintenant par la foi nous
sommes dans sa joie pour l’éternité. Nous avions le jugement sur nous,
maintenant la grâce abonde. Nous avons connu son amour, un amour qui nous a
transformé en nous emmenant par lui qui a aimé le monde. Si nous sommes un avec
lui, aujourd’hui ces choses sont réelles dans nos vies, nous ressentons les
mêmes sentiments que le Seigneur Jésus, nous réjouissant avec ceux qui viennent
à lui et nous attristant pour ceux qui s’éloignent de lui ou le rejettent.
La soif de Dieu
Avoir les pensées de Dieu
est certes très bien. Pourtant, il ne faut pas se contenter de cela. Très
rapidement et subtilement un danger nous guette. Il se nomme légalisme et
conformisme. Cela se produit lorsque nous nous croyons fort, et que nous
croyons être dans le coup. A ce moment précis, nous enlevons nos yeux de ce qui
nous a donné la force d’être ce que nous étions. Notre cœur doit garder la
flamme pour le Seigneur.
En lui seul et
par lui seul, tel doit être la devise du véritable chrétien. Pour garder la pensée
de Dieu, il nous faut faire de lui nos délices. Chaque jour nous devons nous
présenter devant le trône de sa grâce. Puiser à la source du Dieu
Tout-Puissant, nous réfugiant sous sa main protectrice. L’accès au trône nous
est accessible, pourquoi se priver d’un tel privilège. N’ayons crainte d’en
abuser, il est inépuisable. Comment se fait-il que tant de chrétiens se privent
d’un tel privilège, se contenter du salut, de l’assurance d’aller au paradis,
certes que cela est une bonne chose. Mais, posons-nous la question suivante,
pourquoi attendre quand nous sommes déjà citoyens des cieux ? Connaître Dieu
commence à partir du jour de la conversion et augmente au rythme de nos visites
au pied de son trône majestueux. Plus nous le connaissons plus nous avons soif
de sa présence. Plus nous le connaissons, plus nous goûtons et voyons comment
il est bon ... (Psaume 34.9).
Mais moi, je
serai toujours avec toi; tu m’as pris par la main droite. Tu me conduiras par
ton conseil, puis tu me recevras dans la gloire.
Psaume 73.23-24
Conclusion
Bien-aimé, si j’ai écris
ces choses, ce n’est pas dans le but de te décourager. Il est parfois pénible
de prendre une pause pour s’examiner soi-même. En faisant cette étude, c’est ce
que j’ai fait pour moi-même. Je n’ai fait que réaliser ma faiblesse devant le
péché. Avec Paul je puis dire misérable que je suis, qui me délivrera de ce
corps de mort (Romains 7.24). Je crois pouvoir dire que trop souvent dans la
vie chrétienne je fus l’un de ceux qui a fait pleurer mon Sauveur.
Ce
que je retiens de cette étude est l’amour que Dieu témoigne envers nous. Trop
souvent on reconnaît son amour par réflexe dans nos beaux discours. Prendre le
temps de s’arrêter pour y penser fait tellement de bien à nos âmes. Il nous a
tant aimé qu’il est regrettable de le faire pleurer lorsque nous avons le
pouvoir de lui être agréable en offrant nos corps en sacrifice vivant, saint,
agréable à Dieu comme culte raisonnable de notre part(Romains 12.1).
Pour
ma part cette étude me permet quand je regarde le monde et le péché qui se
répandent à grande vitesse, j’arrive maintenant à ressentir la tristesse que
Jésus avait en regardant la foule misérable et abattue. Mon cœur se serre en
voyant mes voisins refusant de croire en Jésus. Ils courent après un bonheur
qui ne durera pas, pire encore dans leurs recherches d’un sens à la vie, ils
passent à coté sans jamais le voir.
Aujourd’hui,
bien que parfois je suis faible dans le Seigneur, les gens qui m’entourent
quant à eux sont morts spirituellement. Alors pourquoi demeurerai-je silencieux
?
Cher
lecteur, ainsi s’achève cette étude, et toi, après avoir pris conscience des
émotions de Dieu, quand est-il pour toi ? As-tu soif de Dieu ?
Mon
âme a soif de Dieu, du Dieu vivant;
Quand entrerai-je et me présenterai-je devant la face de Dieu ?
Psaume 42.3
Mon histoire
J’ai
grandi dans une famille catholique, nous allions à l’église que dans des
occasions spéciales (Messe de minuit à Noël, mariage et enterrement). Je
n’aimais pas aller à la messe ni de répéter les vaines redites qu’il nous
fallait réciter. Pourtant je croyais en Dieu. Ma mère priait Marie, mon
grand-père lui priait la bonne Sainte-Anne, moi tant qu’à prier quelqu’un
j’avais choisi de m’adresser au meilleur, c’est à dire au Fils de Dieu, Jésus.
Sans le savoir j’avais fait le bon choix car la Bible dit qu’il n'y a qu’un
seul Médiateur entre Dieu et les hommes et c’est justement Jésus (1 Timothée
2.5).
Dans
ma famille, mon père regardait le sport à la télévision (c’était sa religion)
et ma mère s’occupait de la maison, chacun avait sa petite affaire. Quant à moi
je me cherchais une place dans cette famille. Je me suis inscrit dans l’équipe
de basket-ball de l’école parce qu’il n’y avait plus d’équipe de football. Le but
était de gagner l’attention de mon père. Ce fut un échec, le basket-ball ne
l’inté-ressait pas. Je me suis joins à un groupe de pastoral qui se nommait
Jeunesse du Monde. Dans ce groupe nous étions concernés par la pauvreté dans le
monde et l’armement nucléaire. J’ai rapidement monté dans ce groupe jusqu’à
être impliqué au niveau du diocèse et même au niveau provincial. Pourtant
impliqué dans la religion, rien ne m’avait permis de prendre connaissance de la
communion possible avec Dieu. La bonne nouvelle était remplie de peut-être que…
Ce
fut seulement à l’âge de 19 ans que je pris connaissance de l’Évangile. Je
venais d’abandonner le collège et je me retrouvais sur le marché du travail à
titre de concierge à la gare d’Ottawa. Au collège j’avais lu un livre sur Karl
Marx, l’idée du marxisme m’intéressait grandement, le seul reproche que je lui
trouvais était sa pensée sur l’athéisme. Ce fut ce que je partageais à un
porteur de bagages de la gare. Étant chrétien, il profita de cette occasion
pour me parler de la Bible. J’avais
déjà lu brièvement dans la Bible,
seulement que de petites histoires, mais jamais je n’avais cherché à en retirer
le message principal ; le plan de Dieu pour moi. La Bible est la lettre que Dieu
a écrite pour que nous la lisions. Je prenais beaucoup de temps avec ce
chrétien et j’étais surpris de voir la si grande différence entre ce que la
religion dit et ce que la Bible
dit.
Suite
à cette discussion j’ai entrepris de relire la Bible en commençant par le Nouveau Testament.
Très rapidement les paroles que j’avais sous les yeux me touchèrent. Dans le
sermon sur la montagne Jésus a dit : Pourquoi vois-tu la paille qui est
dans ton œil et ne vois-tu pas la poutre qui est dans le tien ? (Matthieu 7.3).
Cette question était comme adressée spécialement pour moi. Combien il m’était
facile de voir les péchés des autres, mais moi également, je suis un pécheur.
Ce verset changea ma façon de voir les autres et il me permis de prendre
conscience de mon état de pécheur. Je ne suis pas mieux que les autres et pire
encore, je suis inférieur à Dieu. La marche est haute entre moi et le Dieu
trois fois Saint. Elle est à vrai dire insurmontable cette marche. Je ne
pouvais rien faire pour avoir accès à lui. Aucune œuvre que je puisse faire ne
pouvait effacer mes péchés. En prenant conscience de cette vérité, je compris
tout le sens de l’affirmation suivante : " Jésus, mort à la
croix pour moi ".
En
effet, Jésus, en mourant sur la croix a porté le poids de mes péchés. Il a payé
le prix pour moi, car le salaire du péché c’est la mort ; (Il est mort à ma
place) mais le don de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre
Seigneur (Romains 6.23). Je fut touché par l’Amour qu’Il a témoigné pour moi,
Il a donné sa vie pour que le monde soit sauvé, cela m’inclut. Voyant cette
vérité, j’ai confessé mes péchés et j’ai pris l’engagement de marcher dans ses
voies par la foi. J’ai dis à Jésus Merci pour le Salut qu’Il venait de me
donner, moi, un homme ordinaire comme tant d’autres.
Voici
maintenant plus de 17 ans que cela s’est produit, depuis, à chaque jour, son
Esprit me guide dans la voie que je dois suivre. Tout cela malgré les fois ou
je me suis volontairement éloigné de Lui, Il ne m’a jamais délaissé. Personne
ne peut m’enlever de sa main bénie (Jean 10.28). Toi, cher lecteur peux-tu dire
la même chose ? Si oui, gloire à Dieu, si non, qu’attends-tu pour venir à Jésus
? En lui nous avons la paix de Dieu. Il est le seul chemin pour se rendre à
Dieu, il n’y en a pas d’autre.